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 THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste

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MessageSujet: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Mer 4 Oct - 23:18



Thaddée Soto
les amours qui durent font des amants exsangues



SOTO


THADDÉE

feat. Markel Williams
Nom de famille et prénom; Thaddée, comme l’apôtre, le Judas qui n’était pas Judas, la bigoterie de sa mère qui transpire jusque dans ses prénoms et l’orthographe française pour qu’il puisse s’intégrer, c’est important, de s’intégrer. Personne lui avait dit, à sa mère, que des Thaddée y’en avait pas trop en France. Soto, le nom de famille qui sonne d’ailleurs, les racines cubaines qu’il revendique en allant danser la salsa le vendredi soir, refusant de porter le Malherbe paternel. C’est moche, Malherbe, puis ça sent pas bon le soleil. Âge; vingt-deux ans, la jeunesse pas encore fanée. Date et lieu de naissance; le 6 avril 1995 à La Havane, Cuba, les yeux qui brillent quand il parle de son pays qu’il n’a connu qu’enfant. Nationalité et origines; né d’une mère cubaine et d’un père parigot, il est bel et bien français sur papier, mais sa manière de rouler les r et d’utiliser un mot pour un autre ne trompe personne. Les amours; c’est les œillades langoureuses, les phalanges avides qui effleurent les peaux inconnues, les lèvres toujours entrouvertes, le souffle chaud et la langue qui aguiche, le sourire de celui qui sait trop bien ce qu’il veut, qui est trop loin d’être innocent. C’est un allumeur, Thaddée, de ceux qui enflamment et qui promettent monts et merveilles, ceux qui font toujours les pires choix en amour mais tant mieux si c’est une passion éphémère et brutale, tant mieux si ça pue le drame, tant mieux s’il se bousille un peu contre des corps qui ne veulent jamais vraiment de lui. La famille; il n’a jamais eu d’autre famille que ses parents, un père déjà vieux quand il est né qui s’est fait la malle avec une petite jeune dès qu’il en a eu l’occasion, une mère trop catholique qui l’a mis à la porte quand elle l’a trouvé au lit avec un mec. Ils ne se parlent plus trop, depuis. Les amis; il a pas de mal à s’en faire, avec son sourire solaire et ses clins d’œil complices, c’est le type qu’on aime tout de suite, dans un groupe, celui qui se détache tout en étant la glue qui tient le tout ensemble. Aller vers les autres, c’est naturel, pour lui, le problème, c’est pour les garder, ses amis. Il gâche souvent tout en se retrouvant dans le même lit après une soirée trop arrosée, ça devient bizarre, il n’envoie plus de textos et il s’éloigne peu à peu. Puis y’a le fait qu’il a tendance à vouloir ce que les autres ont et qu’il fantasme parfois trop sur les petits copains de ses ami(e)s. C’est pas toujours un truc que ceux-ci prennent bien, étrangement. Les emmerdes; il roule pas sur l’or, Thaddée, c’est sûr, surtout depuis que sa mère l’a foutu dehors. Il a pas eu le temps d’économiser pour se payer un appartement, et certainement pas un appartement sur Paris. C’est pour ça qu’il dort les trois-quarts du temps dans l’arrière-boutique de son lieu de travail et qu’il fait genre il arrive tôt tous les matins. Pourtant, il a hérité d’un appart’ hors de prix, y’a pas si longtemps, et d’un peu de fric, aussi, mais il a pas le cœur d’y toucher. Et sinon, Paris c'est quoi pour toi ? il a une relation d’amour-haine avec Paris, la capitale de l’amour, mais c’est pas l’amour qu’il aime lui, y’a trop de romantisme dans l’air et lui il n’aime que les passions courtes mais torrides, le sang chaud de Cuba qui coule dans ses veines. Il trouve les gens trop coincés, faut toujours les tirer de force sur la piste de danse ou les faire boire assez. Il y a grandi à moitié, pourtant, à Paname, mais la ville lumière souffre de la comparaison avec La Havane, y’a pas les vieilles voitures américaines, ni les couleurs trop vives qui bariolent les façades, Paris est gris et triste, à côté, même s’il aime les vitrines de luxe sur les Champs-Elysées et grands hôtels de la place Vendôme, le Paris de carte postale qu’il imaginait petit. C’est juste que quand on y vit longtemps, ça perd de son attrait, l’excitation de la nouveauté passée, on se lasse et on a le mal du pays. D'ailleurs, pourquoi t'y vas ? Personne lui a demandé son avis, quand ils ont déménagé en France, toute la petite famille et l’appart’ à Paris pas aussi grand que celui de La Havane. Il aurait pu partir, mais c’est difficile de partir quand on a pas un sou, et puis il avait toujours son boulot de fleuriste, pas très loin de la Sorbonne, les étudiants amoureux qui s’y attroupent à la Saint-Valentin. Ça lui manquerait, sans doute, s’il s’en allait, puis la boutique, c’est son chez-lui incognito, alors bon, il a pas vraiment le choix d’y aller ou pas. Groupe; vélo, parce qu'il n'aime pas trop les transports en commun et qu'il connaît Paris comme sa poche, même s'il n'aime plus autant la ville qu'avant et qu'il se passerait bien des cons toujours pressés.

Tu me manques. Le texto pianoté à la va-vite, derrière le comptoir de la fleuristerie. Il rêvasse, pense à ce soir, s’il dit oui, à l’appartement trop vide et trop grand pour eux seuls, rien dans les armoires, rien dans le frigo, juste les draps qu’ils ont déjà sali, qu’il change, de temps à autre, même s’ils préfèrent tous deux l’odeur de l’après. Il se demande parfois s’il n’en ramène pas d’autres que lui, s’il est le premier, s’il est le seul. Il sait que se fier à un homme infidèle est idiot, il sait qu’attendre l’exclusivité d’un homme qui trompe sa femme et qui a des gosses c’est carrément utopique. Il le sait depuis le début, depuis qu’il a planté ses ongles dans sa chair juste pour voir si elle allait remarquer. Il a toujours fait de mauvais choix, Thaddée, ça remonte à son premier petit copain qui n’avait rien d’un petit copain, cinq ans plus âgé et emprisonné dans le déni quand Thaddée n’était qu’un adolescent qui ne demandait qu’à s’épanouir. Il s’en était pris, des coups, sa première fois avait été un cauchemar, pourtant il revenait toujours, pour graviter autour de lui. Heureusement, il y avait eu Aglaé, qui l’avait traîné loin de là, lui avait appris à vivre sans se détruire. Il l’aimait tant Aglaé, c’était sa meilleure amie, mais il avait eu besoin de bousiller tout ça, la faim qui grondait dans son bas-ventre quand il croisait Alexeï, le beau russe avec qui elle sortait. Il avait perdu Aglaé pour une coucherie sans lendemain, parce qu’Alexeï n’était plus si hétéro après cinq tequilas et qu’il avait tout déballé à sa chère et tendre le lendemain.

Je ne peux pas ce soir. Il relit le message trois fois, attend dix minutes pour ne pas avoir l’air désespéré et envoie viens quand même, avant d’ajouter on fera ce que tu veux. Il ne sait pas s’ils s’aiment. Ils s’aiment sous les draps, oui, mais Thaddée en aime beaucoup comme ça, il n’arrive pas à faire la distinction. Sauf qu’il est jaloux, pour Maxence, dès qu’il lui préfère son épouse, dès qu’il a d’autres obligations. Il le veut, rien qu’à lui, et pourtant il sait qu’il ne le voudrait plus autant s’il n’y avait pas tout ce drame familiale qui se jouait en arrière-plan. Il avait vu l’alliance qu’il n’avait pas pris la peine de cacher dès le premier jour, il avait su dans quoi il s’embarquait à la seconde où ils s’étaient embrassés dans une ruelle derrière le nightclub où ils se sont rencontrés. Il savait qu’il allait être l’amant d’un riche homme d’affaires qui avait épousé une femme pour les apparences, il savait qu’il avait peut-être des enfants de son âge, il savait qu’il ne pourrait jamais l’avoir, malgré toutes les promesses, qu’il ne serait que le minet qui fait joli dans son lit, mais rien de plus. Il le voulait quand même, il voulait se consumer sous ses doigts et se laisser tuer à petit feu, jusqu’à ce qu’il en vienne à le détester, jusqu’à ce qu’il devienne assez amer et cruel que pour aller tout balancer. Mais la vie est mal faite. Thaddée… Il sourit. Il sait que c’est un oui.

Sois nu quand j’arrive. Il l’est déjà, allongé sur le lit dans l’appartement du cinquième arrondissement, les lumières nocturnes qui se heurtent à sa peau à travers la fenêtre. Il est en retard, Maxence. Peut-être bien qu’il l’aime, après tout. Peut-être bien qu’il ne s’en fout pas autant qu’il le prétend, peut-être qu’il rêve du jour où ils s’enfuiront ensemble. Il aurait donné n’importe quoi, petit, pour qu’on vienne le sauver des messes dominicales, parce que Paris n'était pas si différent de La Havane, parce que sa mère était toujours sa mère, qu'elle priait même en France et que leur vie n'avait pas changé, il pleuvait juste un peu plus souvent. Il avait toujours eu envie de partir ailleurs, de s'échapper, d’aller danser jusqu'à l'épuisement, jusqu'à en avoir mal, et sa mère qui coupait toujours la radio en lui disant qu’il avait le diable au corps. Peut-être que c’était pour ça qu’il avait trop vite trouvé le chemin des bars gays, qu’il avait offert son corps en pâture à trop de garçons qui ne se souciaient pas vraiment de lui.

Quand il se réveille le lendemain, Maxence n'est toujours pas là. Maxence n’est pas venu. On ne prévient pas les amants, quand quelqu’un meurt, on l’apprend dans la presse, un magnat de l’immobilier meurt dans un accident de voiture, quelques lignes seulement, la photo qui ne ressemble pas à Maxence et l’article qui s’interroge sur sa présence dans les rues à minuit passée. Comme sa femme, sans doute, comme ses enfants, et il n’y a que Thaddée qui sait, il venait me retrouver. Il ne pensait pas qu’il se sentirait nauséeux. Il ne pensait pas qu’il pleurerait. Ce n’est pas comme ça que ça devait se terminer, ça n’aurait pas dû être aussi douloureux, ça n’aurait pas dû lui écraser le cœur, ça aurait dû n’être rien, rien du tout, juste une autre aventure qui s’achève avec de la haine et une dernière partie de baise. Ça aurait dû se finir après l’enterrement, qu’il a regardé de loin, depuis une rangée d’arbres. C’est la première fois qu’il les a vus, la veuve éplorée et les orphelins d’à peu près vingt ans, comme lui, incapable de bouger, à attendre que tout le monde soit parti pour déposer une rose rouge sur la tombe. Je t’aime, c’est ce qu’il a envie de dire, à présent, je t’aime, j’aurais dû te le dire plus tôt, et les larmes qui viennent tremper la terre. Ça aurait dû se finir ainsi, une fin tragique pour une passion interdite. Mais il y a eu le coup de fil du notaire et la lecture du testament, l’appartement qu’on lui léguait et la trop grosse somme d’argent, les messages sur le téléphone de Maxence qui avaient été lus, la gifle violente pour avoir eu l’affront de venir. Je l’aimais aussi, il avait voulu dire, mais il n'avait pas pu.


Prenom/Pseudo HJ; Camille Âge; 24 Localisation; Belgique Fréquence de connexion; 5/7 Type de personnage; inventé Où as tu trouvé le forum ? par partenariat Une cass-dédi ? des kiss kiss 



Dernière édition par Thaddée Soto le Ven 6 Oct - 14:15, édité 13 fois
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participation : 38
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MessageSujet: Re: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Mer 4 Oct - 23:38

AMOUR DE MA VIE.
KEUR SUR TOI KEUR SUR TOI KEUR SUR TOI KEUR SUR TOI KEUR SUR TOI

_________________
Y'a pas de pays pour les vauriens, les poètes et les paladins,
Y'a pas de pays, si tu le veux, prend le mien.
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participation : 109
avatar : russhot
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MessageSujet: Re: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Jeu 5 Oct - 4:47

Oh La La ! J'aime deja beaucoup ce que je vois ! DEAD KEUR SUR TOI
Du coup j'en veux plus !

Bienvenue en tout cas et n'hésite pas si tu a des questions ou quoi

_________________
† SHE SAID "DON'T GET TOO CLOSE. IT'S DARK INSIDE. IT'S WHERE MY DEMONS HIDE. AND I ANSWERED "GET TOO CLOSE, THERE IS A HELL INSIDE OF ME, IT'S WHERE YOUR DEMONS CAN LIVE
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participation : 76
avatar : BEN DAHLHAUS.
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MessageSujet: Re: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Jeu 5 Oct - 8:46

j'adore déjà aussi, bien hâte de lire la suite  DEAD
bienvenue dans le coin, n'hésite pas si tu as besoin PERV
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participation : 25
avatar : Markel Williams
crédits : Camille

MessageSujet: Re: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Jeu 5 Oct - 11:32

Vince : LOVE LOVE LOVE LECHE LECHE ANGE ( SEX )

Merci Nunu & César, vous êtes bien beaux. J'AIME !
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participation : 30
avatar : phoebe tonkin.
crédits : av@freesia si@mine +shewolvves@tumblr

MessageSujet: Re: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Jeu 5 Oct - 17:15

le début de ta fiche, c'est déjà parfait. LOVE DEAD

hâte d'en lire plus, bienvenue par ici.

_________________

She lifts her skirt up to her knees
Walks through the garden rows
with her bare feet, laughing and
I never learned to count my blessings
I choose instead to dwell in my disasters.
@empty/ray lamontagne

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participation : 25
avatar : Markel Williams
crédits : Camille

MessageSujet: Re: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Jeu 5 Oct - 19:47

Mercii. HIHI
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participation : 32
avatar : elias rønnenfelt
crédits : ΛLDEBΛRΛN

MessageSujet: Re: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Ven 6 Oct - 12:03

MON AMOUR A MOI.

C'est par accident que t'habites pas loin de chez nous ? NIARK
KEUR SUR TOI (je dirais même SEX )

T'es trop beau.
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participation : 25
avatar : Markel Williams
crédits : Camille

MessageSujet: Re: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Ven 6 Oct - 12:34

C'est pour mieux te tenter. MEOW
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participation : 198
avatar : MAGDALENA ZALEJSKA.
crédits : ARABELLA.

MessageSujet: Re: THADDÉE SOTO ▸ moi j'attendais qu'on se déteste   Ven 6 Oct - 14:28



Validé(e) !
Bienvenue à Paris !
Cette plume, ce personnage, je suis fan  DEAD encore une fois bienvenue sur Paname, n'hésite pas à te joindre à nous pour l'événement d'octobre ou encore le topic commun ! des bisous KEUR SUR TOI
Félicitations ! Tu viens de te faire valider et dès à présent, tu vas pouvoir te lancer dans le grand bain et devenir un vrai parisien ! Pour devenir un parfait newbie, pense à remplir ton profil et surtout à t'inscrire dans nos divers listings, ça t'aidera à trouver des liens !
Une fois tout ceci fait, tu n'auras plus qu'à trouver une vie sociale à ton personnage grâce à la fiche de liens et les divers réseaux sociaux ! Pour finir, on te conseille quand même d'aller jeter un petit coup d'oeil à la banque des points.

Et maintenant ? Amuse-toi et rejoins nous sur la Chatbox si le coeur t'en dit !  

_________________

   
« Elle pleure parce que son cœur s'est remit à battre aujourd'hui alors qu'elle n'y croyait plus depuis longtemps. Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se dit qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout. » — Anna Gavalda .
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